Arrêter Malt : l'alternative qui fait signer des vrais clients en 2026

Tu es freelance web ou tu diriges une petite agence. Tu es sur Malt, peut-être aussi Codeur, Fiverr ou 5euros. Tu galères à faire rentrer des missions rentables. Tu candidates, tu baisses tes prix, tu perds.
Cet article va te proposer un truc simple : arrêter.
Pas arrêter de prospecter. Arrêter de prospecter là-bas.
Je vais t'expliquer pourquoi les plateformes freelance sont un piège rentable pour elles et perdant pour toi, quelle est la vraie alternative (la prospection directe de PME locales), et surtout comment l'exécuter concrètement — avec un template de cold email qui pousse au call, un script d'appel téléphonique testé sur le terrain, et un cas client qui a généré 4500€ en une semaine avec cette méthode.
C'est long. C'est dense. Mais à la fin tu auras une méthode exécutable dès demain matin.
Pourquoi Malt et les plateformes freelance sont devenues un piège en 2026
Commençons par la partie inconfortable. Si tu es sur Malt depuis plus de 6 mois, tu l'as déjà senti. Tu n'as peut-être juste pas mis de mots dessus.
Le ratio candidatures/missions est devenu absurde
Ouvre Malt ce matin. Regarde une mission "refonte WordPress" à 1 500€. Tu vas voir entre 40 et 80 candidatures en moins de 24 heures. Sur une mission "site vitrine" à 2 000€, ça monte parfois à 100.
Ce n'est plus de la prospection. C'est une loterie.
Tu passes 45 minutes à écrire une proposition sur-mesure, à relire le brief trois fois, à poser les bonnes questions. Le client reçoit 70 propositions identiques en volume et choisit souvent celle qui coûte le moins cher. Pas celle qui est la meilleure.
Multiplie ça par 20 missions candidatées dans le mois. Fais le calcul de ton taux horaire réel sur le temps passé à postuler, en tenant compte du taux de conversion. La plupart des freelances qui font ce calcul sincèrement découvrent qu'ils travaillent à perte sur la partie acquisition.
La guerre des prix est structurelle, pas accidentelle
Les plateformes ont un intérêt direct à la compression tarifaire : plus elles ont de freelances, plus elles ont de candidats par mission, plus les prix baissent, plus les clients viennent, plus elles gagnent en commissions. C'est leur modèle.
Toi, tu es à l'autre bout de cette équation. Chaque nouveau freelance qui arrive sur la plateforme est un concurrent de plus pour tes missions. Tu n'as aucun levier pour inverser cette dynamique tant que tu restes dans le système.
La commission est une double peine
Malt prend 10%. Fiverr peut monter à 20% sur les nouveaux vendeurs. Codeur fonctionne par abonnement plus commission variable.
Sur une mission à 2 000€, tu perds 200€ de commission. Sur 30 000€ de CA annuel via la plateforme, c'est 3 000€ qui partent. Pour quoi ? Pour un client qui ne t'appartient pas et qui, 9 fois sur 10, ne reviendra pas vers toi au projet suivant parce qu'il comparera à nouveau 3 devis sur la même plateforme.
Tu ne construis pas un portefeuille client. Tu loues une place dans une salle d'attente bondée où tu paies l'entrée à chaque passage.
Le client-plateforme est structurellement le pire client possible
Un client qui arrive sur Malt a choisi Malt pour une raison. Cette raison est presque toujours la même : il veut comparer, optimiser le prix, et garder le contrôle de la relation commerciale.
Ce n'est pas un mauvais client dans l'absolu. C'est juste le pire client pour toi :
- Il compare avant de choisir
- Il négocie quasi systématiquement
- Il ne signe pas de contrats long terme (il préfère des missions courtes pour pouvoir re-comparer ensuite)
- Il a peu d'attachement à ta personne : tu es interchangeable
À l'inverse, un client que tu vas toi-même démarcher parce qu'il a un problème que tu as identifié n'est dans aucune de ces logiques. Il te perçoit comme un expert qui vient l'aider, pas comme un fournisseur à benchmarker.
La vraie alternative : la prospection directe des PME locales
Maintenant la partie utile. Qu'est-ce qu'il y a à la place ?
Il y a un marché énorme, mal desservi, dont quasiment personne ne parle aux freelances : les PME locales avec un site web cassé ou inexistant.
La taille du gisement
Tape sur Google Maps une requête simple. "Plombier Lyon". "Restaurant Bordeaux". "Garage Toulouse". Tu vas tomber sur 50 à 200 résultats selon la ville et le métier.
Clique sur les 20 premiers sites web. Tu vas découvrir une réalité que les plateformes freelance t'ont fait oublier :
- 3 n'ont même pas de site
- 5 ont un site qui charge en plus de 6 secondes
- 4 sont complètement cassés sur mobile
- 3 ont un design qui date de 2014
- 2 sont "corrects" mais sans aucun SEO local
- 3 sont réellement bons
Soit environ 17 sur 20 qui sont des prospects légitimes pour un freelance ou une agence web. Dans UNE ville, sur UN métier.
Multiplie par les 35 000 communes françaises et par les 50 métiers artisanaux et commerciaux courants. Le gisement se compte en millions d'entreprises. Il n'y a pas assez de freelances en France pour les démarcher toutes, même si tout le monde s'y mettait demain.
Pourquoi ce marché est sous-exploité
Trois raisons très simples expliquent pourquoi ces prospects ne sont pas déjà saturés de démarchage :
-
La plupart des freelances ne savent pas prospecter à froid. Ils savent coder, designer, écrire, mais la démarche commerciale les met mal à l'aise. Ils préfèrent attendre que le client vienne à eux via une plateforme.
-
Les PME locales ne sont pas "visibles" aux freelances. Un artisan à Chambéry ne poste pas son besoin sur Malt parce qu'il ne connaît pas Malt. Il ne connaît pas non plus LinkedIn. Tu dois aller le chercher, lui, physiquement ou par téléphone.
-
La qualification manuelle est longue. Sans outil, auditer 100 sites un par un prend des heures. Beaucoup abandonnent avant d'avoir construit une liste exploitable.
Les deux premiers points sont des problèmes humains. On va les traiter dans la suite de l'article avec la méthode, le template et le script.
Le troisième est un problème technique. LeadRum automatise cette partie en scrapant Google Maps et en auditant chaque site avec l'IA et l'API PageSpeed Insights. Tu obtiens une liste de prospects déjà triés par score de priorité en quelques minutes au lieu de quelques heures.
Pourquoi ces clients sont meilleurs que ceux des plateformes
Un patron de PME locale qui signe avec toi :
- Ne compare pas 3 devis (il n'a jamais cherché de freelance web de sa vie)
- Paie le prix que tu fixes si tu as bien qualifié son besoin
- Te recommande à d'autres patrons de PME de son réseau local (l'effet bouche-à-oreille local est énorme dans le tissu PME)
- Revient vers toi pour la maintenance, les évolutions, le SEO
- Signe des contrats de maintenance récurrente à 100-300€/mois qui construisent ton MRR
Tu passes d'une logique "mission one-shot à facturer deux fois" à une logique "client qui te génère 3 000 à 8 000€ par an pendant 3 à 5 ans". Le LTV change totalement.
La méthode complète en 5 étapes
Voici l'enchaînement exact. Pas de théorie en plus. Juste ce qui marche.
Étape 1 : Cibler une niche géographique + métier
Le débutant veut prospecter "toutes les PME de France". Il se disperse et n'obtient aucun résultat.
La méthode qui marche : choisir une ville (ou une zone de 30 km autour de toi) et un métier unique. Exemple : "plombiers à Grenoble", "restaurants à Annecy", "garages automobiles à Chambéry".
Pourquoi cette hyper-spécialisation :
- Tu deviens rapidement expert du secteur (tu sais ce qu'un plombier attend d'un site)
- Tes cold emails deviennent ultra-crédibles parce que tu parles leur langue
- Le bouche-à-oreille local se déclenche après 2-3 clients signés dans le même métier
- Tu peux réutiliser les mêmes templates, les mêmes arguments, les mêmes éléments de design
Une fois ta première niche saturée ou au moins bien entamée (15-20 clients), tu passes à une autre ville ou un autre métier. Tu empiles.
Étape 2 : Construire la liste de prospects qualifiés
Deux options.
Option manuelle (gratuite, chronophage). Tu ouvres Google Maps, tu tapes ta requête, tu listes chaque résultat dans un Google Sheet avec son nom, son site web, son numéro de téléphone. Ensuite tu passes chaque site dans PageSpeed Insights pour obtenir son score. Tu notes les plus bas. Compte 3-4 heures pour 50 prospects qualifiés.
Option automatisée. Tu utilises un outil de scraping + audit. LeadRum fait ça en 2 minutes : scraping Google Maps sur ta requête, audit PageSpeed automatique, score IA sur la qualité du site, détection du CMS utilisé. Tu obtiens directement une liste triée par priorité, avec le pitch personnalisé pré-rédigé pour chaque prospect.
Dans les deux cas, ton output final est le même : un fichier avec 30 à 50 prospects chauds (score site < 60 sur 100) que tu vas contacter cette semaine.
Étape 3 : Le premier contact par cold email (template inclus)
Le cold email générique est mort. Le cold email personnalisé qui pousse au call convertit entre 5% et 15% en rendez-vous selon la qualité de la liste et de l'accroche.
Voici un template qui marche. Il est structuré pour qu'un patron de PME le lise en 15 secondes et réponde oui ou non à une question simple.
Objet : Votre site [NomEntreprise] — 3 points bloquants
Bonjour [Prénom],
Je suis tombé sur le site de [NomEntreprise] en cherchant
"[métier] [ville]" sur Google.
J'ai fait tourner un audit rapide. 3 points me sautent aux yeux :
→ Votre site charge en [X] secondes sur mobile (un visiteur
sur deux part après 3 secondes)
→ Vous n'apparaissez pas dans les 20 premiers résultats sur
"[requête locale]" alors que [concurrent local connu]
oui — ce sont des clients qui leur vont
→ [3ème point concret identifié à l'audit]
Je ne vous envoie pas ça pour vendre un site. Je vous l'envoie
parce que ces 3 points représentent concrètement des clients
qui vous cherchent et qui n'arrivent pas jusqu'à vous.
Est-ce qu'on peut en parler 10 minutes au téléphone cette
semaine ? Je vous montre ce que font vos concurrents bien
positionnés et vous décidez ensuite si ça vaut le coup
d'aller plus loin.
Mardi 14h ou mercredi 10h, lequel vous convient ?
[Prénom Nom]
[Signature pro avec téléphone]
Quelques règles critiques pour que ça fonctionne :
- L'objet mentionne le nom de l'entreprise. C'est ce qui ouvre le mail. "Votre site [NomEntreprise]" passe 3 fois plus que "Proposition pour votre site web".
- Les 3 points doivent être RÉELS et spécifiques. Pas "votre site peut être amélioré". Tu dois citer des données d'audit précises (vitesse, position SEO, erreur concrète visible). Si tu mens ou si tu généralises, le patron le sent en 5 secondes.
- Le CTA propose deux créneaux. Tu ne demandes pas "vous êtes dispo ?", tu demandes "mardi ou mercredi ?". La décision est plus facile à prendre.
- Tu ne proposes pas un lien Calendly. À ce stade, le patron de PME ne connaît pas Calendly et trouve ça froid. Tu proposes deux créneaux, il répond, tu gères le calendrier à la main.
Le pitch personnalisé avec les 3 points concrets est exactement le type d'output que LeadRum génère automatiquement à partir de l'audit de chaque prospect. Si tu fais ça manuellement, compte 10-15 minutes par email personnalisé. Si tu l'automatises, 30 secondes.
Étape 4 : Le call de découverte (script complet inclus)
Quand le prospect répond positivement à ton cold email ou que tu décides de partir en prospection téléphonique directe, le call est le moment de vérité.
Voici un script d'appel téléphonique testé sur le terrain, structuré en 6 blocs. Apprends-le, récite-le au début, puis laisse-toi aller à tes mots quand tu seras à l'aise.
BRISE-GLACE
Bonjour, est-ce que je parle bien à [Nom du décideur] ? Je m'appelle [Prénom Nom] de [ton agence]. Si je vous dis que c'est un appel de prospection, vous balancez le téléphone par la fenêtre ou vous me laissez 10 secondes pour expliquer ?
Cette formulation est contre-intuitive mais elle marche. Elle désamorce immédiatement la garde du prospect en assumant que tu le déranges, avec une touche d'humour. 7 fois sur 10 tu vas obtenir un "allez-y, 10 secondes".
ACCROCHE
J'ai cherché [NomEntreprise] sur Google et j'ai vu que [vous n'avez pas de site web / votre site a X problèmes concrets]. Je ne vais pas vous faire la leçon — mais est-ce que vous avez une idée du nombre de clients qui vous cherchent en ligne et qui tombent sur vos concurrents à la place ?
Tu poses une question qui met le prospect dans la situation. Il va soit répondre "oui je sais, c'est un vrai problème", soit "non, vous pensez que c'est le cas ?". Les deux réponses sont bonnes : elles ouvrent la discussion.
ÉCOUTE
[Écouter vraiment. Prendre des notes. Rebondir sur ce qu'il dit. Surtout : ne pas embrayer immédiatement sur ton pitch.]
C'est la partie que les freelances ratent le plus. Le call n'est pas un monologue où tu récites ton argumentaire. C'est une conversation où tu fais parler le prospect de ses problèmes pour mieux lui proposer une solution alignée.
SOLUTION
Je crée des sites web pour des entreprises comme la vôtre. Pas un truc compliqué — un site simple, efficace, qui vous rend visible sur Google et qui donne confiance à vos futurs clients.
Simple, direct. Tu ne parles PAS de technologies (WordPress vs Shopify vs Webflow, le patron s'en fout). Tu parles de résultats (visibilité, confiance, clients).
PROPOSITION
Est-ce qu'on pourrait en discuter 10 minutes cette semaine ? Je pourrais vous montrer ce que j'ai fait pour des entreprises similaires.
Tu NE closes PAS la vente au premier appel. Ton objectif unique est d'obtenir un deuxième rendez-vous où tu pourras présenter des exemples concrets de réalisations et poser un devis. Le closing téléphonique à froid marche rarement et positionne mal.
CLOSING
Super ! Vous préférez mardi 14h ou mercredi 10h ?
Deux créneaux, choix binaire. Même logique que dans l'email.
Objections courantes et réponses testées
- "Je n'ai pas le temps" → "Je comprends, c'est justement pour ça que je vous propose un rendez-vous court. 10 minutes pour voir si ça peut vous apporter des clients."
- "J'ai déjà mes clients" → "C'est top ! Un site web, c'est pas pour remplacer le bouche-à-oreille, c'est pour ajouter un canal en plus. Vos concurrents l'ont déjà compris."
- "Combien ça coûte ?" → "Ça dépend de vos besoins. On en parle 10 minutes et je vous fais une proposition claire, sans engagement."
- "Envoyez un email" → "Bien sûr. Mais en 2 minutes au téléphone je peux vous montrer exactement ce que vos concurrents font en ligne — ça vaut le coup d'oeil."
Étape 5 : Le deuxième rendez-vous (où tu signes)
Le deuxième rendez-vous (en visio ou en physique) est celui où tu présentes :
- Un mini-audit visuel du site actuel (2 slides max : "voici ce qui cloche")
- 2-3 exemples de réalisations comparables (des sites que tu as faits, même si peu nombreux — commence par des projets perso pour construire le portfolio)
- Une proposition tarifaire simple (pas de devis à 5 options — un prix, un périmètre, une durée)
À cette étape, le taux de closing est typiquement entre 30% et 60% si ton cold email et ton call étaient bien exécutés. C'est normal, tu as déjà énormément qualifié le besoin avant.
Cas concret : 4500€ en une semaine avec cette méthode
Un utilisateur de LeadRum a appliqué cette exacte méthode récemment. Les chiffres sont réels, l'identité reste volontairement anonymisée.
Sur une semaine de prospection active :
- 10 rendez-vous obtenus via cold email + appels de suivi
- 5 clients signés à la fin de la semaine
- 3 paiements encaissés immédiatement (acomptes ou prestations courtes payées cash)
- 4 500€ de chiffre d'affaires encaissé sur la semaine
La méthode utilisée est quasiment celle que je viens de décrire : une niche ciblée, une liste qualifiée de prospects générée via LeadRum, le template de cold email ci-dessus envoyé à tous, et les appels de suivi faits dans les 48h suivant l'envoi.
Ce n'est pas un résultat "normal" qu'on obtient dès la première semaine. Il reflète plusieurs choses : une vraie qualification des prospects, une exécution rapide et disciplinée, et une capacité de closing construite sur les tentatives précédentes. Mais ça démontre que le marché est là pour qui va le chercher sérieusement.
La métrique la plus parlante : zéro commission plateforme sur ces 4 500€. Zéro. C'est 450€ qui sont restés dans la poche et qui seraient allés à Malt en configuration précédente.
Objections classiques à la sortie de Malt
Tu as probablement déjà quelques objections en tête. On les prend une par une.
"Mais Malt m'apporte quand même du CA stable"
Stable, vraiment ? Regarde tes 12 derniers mois. Compte le nombre de missions signées par mois. Calcule l'écart-type. Pour 90% des freelances sur Malt, la courbe est en montagnes russes, pas stable du tout.
Par ailleurs, "Malt m'apporte du CA" et "je dois arrêter Malt demain" sont deux propositions différentes. La vraie question n'est pas binaire. C'est : tu alloues combien de temps à Malt vs à la prospection directe cette semaine ?
Propose toi-même le basculement progressif. Semaine 1 : 80% Malt / 20% prospection directe. Semaine 4 : 50/50. Semaine 12 : 20% Malt / 80% prospection directe. Semaine 16 : tu coupes Malt si les résultats directs sont là.
"Je ne sais pas prospecter, je suis dev pas commercial"
C'est la plus fréquente et la plus fausse. Prospecter n'est pas un don inné. C'est une compétence que tu apprends en la pratiquant.
Le premier cold email que tu vas envoyer sera mauvais. Le dixième sera correct. Le cinquantième sera bon. C'est exactement la même courbe d'apprentissage qu'apprendre React ou Figma.
La bonne nouvelle : tu as déjà le template dans cet article et le script d'appel aussi. Tu n'as pas à inventer à partir de zéro. Tu exécutes, tu itères, tu améliores.
"Je n'ai pas le temps de prospecter en plus de mes missions actuelles"
Alors tu es coincé. Tu n'as pas le temps de prospecter directement parce que tu passes tout ton temps à candidater sur Malt et à livrer des missions sous-payées. Tu continues à candidater sur Malt parce que tu n'as pas prospecté autrement. C'est une boucle.
La solution n'est pas "trouver du temps en plus" (tu n'en as pas). La solution est de remplacer 30 minutes de candidatures Malt par 30 minutes de prospection directe chaque jour. Même volume horaire. Résultat différent après 30 jours.
"C'est plus risqué que Malt, je préfère la sécurité de la plateforme"
La sécurité que tu perçois chez Malt est une illusion. Tu es dans une salle d'attente avec 40 000 autres freelances. Ton taux de conversion tend vers zéro à mesure que la plateforme recrute. Ton tarif est tiré vers le bas chaque trimestre. Ta dépendance à un algorithme de matching que tu ne contrôles pas augmente.
La "vraie" sécurité, c'est ta liste de clients directs — les 15 à 30 PME que tu as signées et que tu connais par leur prénom. Cette liste, personne ne peut te la retirer. C'est un actif.
"Et si je fais les deux ?"
Tu peux. Beaucoup de freelances gardent Malt comme canal complémentaire pendant la transition. L'erreur à ne pas faire : y passer plus de 20% de ton temps commercial au bout de 3 mois. Si après 90 jours tu es toujours à 50/50, c'est que tu procrastines sur la prospection directe parce qu'elle fait peur. Pas parce qu'elle ne marche pas.
"Et le bouche-à-oreille ? Pas besoin de prospecter, j'attends que ça vienne"
Le bouche-à-oreille fonctionne. Mais il fonctionne à partir de clients existants. Si tu n'as que des clients Malt qui ne te reverront plus, tu n'as aucune graine plantée.
La prospection directe construit exactement le type de clients qui génèrent du bouche-à-oreille ensuite : des clients locaux, fidèles, à qui tu as apporté une vraie valeur, et qui ont un réseau de pairs dans le même écosystème.
Comment commencer concrètement cette semaine
Tu as lu l'article. Tu es convaincu ou au moins curieux. Voici le plan d'action exact pour la semaine qui arrive.
Lundi (30 min) — Choisis ta niche. Une ville + un métier. Écris-les noir sur blanc. Ne change plus d'avis pendant 30 jours.
Lundi (1h) — Construis ta première liste de 20 prospects. Soit manuellement via Google Maps + PageSpeed Insights, soit via LeadRum en 2 minutes. Fichier Google Sheets avec : nom entreprise, site, téléphone, email si trouvable, score site, 3 points d'audit.
Mardi (2h) — Personnalise le template de cold email pour tes 20 prospects. Envoie-les. Pas tous d'un coup — étale sur la matinée pour paraître humain, pas automate.
Mercredi (1h) — Appelle les 5 prospects qui n'ont pas répondu à ton email et dont tu as trouvé le téléphone. Utilise le script d'appel. Prends des notes après chaque appel.
Jeudi (30 min) — Relance par email les prospects qui ont ouvert ton mail mais pas répondu (tu peux tracker via un outil comme Mailtrack). Message court : "Bonjour [Prénom], je n'ai pas eu de réponse — est-ce que le timing n'est simplement pas bon pour vous, ou est-ce que le sujet ne vous intéresse pas ? Pas de souci dans les deux cas."
Vendredi (1h) — Bilan de la semaine. Combien d'emails envoyés, combien de réponses, combien de rendez-vous obtenus. Tu as maintenant ta première baseline. Tu vas l'améliorer semaine après semaine.
Tu sauras en 2 semaines si la prospection directe fonctionne pour toi. En 4 semaines tu devrais avoir ton premier client signé via ce canal si la méthode est correctement exécutée.
FAQ
Combien de temps avant de voir des premiers résultats en prospection directe ?
Compte 2 à 4 semaines pour tes premiers rendez-vous qualifiés, 4 à 8 semaines pour ton premier client signé via ce canal. La courbe est non-linéaire : le premier client est le plus dur, le deuxième arrive en 2 fois moins de temps, le troisième encore plus vite. C'est l'inverse de Malt où chaque nouvelle mission est aussi difficile que la précédente.
Est-ce que je dois avoir un portfolio solide avant de commencer ?
Non. Tu peux commencer avec 2-3 projets, même personnels ou bénévoles. Les patrons de PME locales ne s'attendent pas à voir un portfolio de 50 sites — ils veulent voir que tu es capable de faire un site qui marche pour une entreprise comparable à la leur. Un bon projet bien présenté vaut mieux que 20 projets médiocres.
Le cold call téléphonique fonctionne vraiment en 2026 ?
Oui, pour cette cible spécifique (PME locales, artisans, commerçants), le téléphone reste le canal le plus efficace. Ces décideurs ne passent pas leur journée sur LinkedIn. Ils décrochent leur téléphone. Le taux de prise de RDV sur un call bien exécuté est typiquement 2 à 3 fois supérieur à celui d'un cold email seul.
Combien je dois facturer un site pour une PME locale ?
Pour un site vitrine simple bien fait, entre 1 500€ et 4 000€ selon la complexité et la région. Pour un site e-commerce local, entre 3 500€ et 8 000€. Ajoute un contrat de maintenance à 80-250€/mois qui construit ton MRR. Ne baisse jamais ces prix "parce que c'est une petite entreprise" — elles ont du budget, elles veulent juste comprendre la valeur.
Est-ce que je dois me spécialiser dans un seul métier ou rester généraliste ?
Spécialise-toi au début. Tes 10 premiers clients dans un métier précis vont te rendre crédible et te faciliter chaque nouveau closing. Une fois que tu as 15-20 clients dans ta niche initiale, tu peux étendre sur un second métier proche (exemple : de "restaurants" à "hôtels-restaurants"), puis élargir progressivement.
Et si je suis trop introverti pour prospecter par téléphone ?
Commence par du cold email uniquement. La majorité de la méthode fonctionne même sans téléphone, surtout si ta niche est bien choisie et ton email bien écrit. Tu pourras ajouter le téléphone plus tard quand tu auras signé 2-3 clients par email et que tu auras gagné en confiance.
Passe à l'action maintenant
Tu as l'analyse du problème, la méthode complète, deux templates exécutables dès demain, et un plan d'action pour la semaine.
La seule chose qu'il te reste à faire, c'est commencer.
Si tu veux gagner 4 à 5 heures sur la construction de ta première liste de prospects qualifiés, LeadRum scrape Google Maps et audite chaque site automatiquement avec un score de priorité et un pitch personnalisé pré-rédigé. Tu passes directement à l'étape "j'envoie mes emails".
Essaie gratuitement pendant 3 prospects complets — de quoi envoyer tes premiers cold emails testés cette semaine. Si la méthode fonctionne pour toi, tu sauras en 14 jours et tu pourras décider à ce moment-là si tu passes en plan payant.
Et si tu gardes une chose de cet article, garde celle-ci : les clients sont là, à 3 km de chez toi, avec un site qui rame et un budget en poche. Le seul obstacle entre toi et eux, c'est le premier email envoyé.
Envoie-le lundi matin.
Prêt à trouver vos prochains clients ?
Leadrum analyse Google Maps, audite chaque site web avec l'IA et vous livre une liste de prospects qualifiés.
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